la joie dans la douleur
Jésus descend avec ses disciples au jardin des oliviers. Il laisse ses disciples et va prier un peu plus loin. Père, j’ai peur de cette Horrible douleur qui déforme le corps, haïssable souffrance qui pétrifie l’âme, défigure l’humain en ce qu’il a de plus précieux, le souffle en lui, qui vient du père. Mon âme n’en peut plus et pourtant, il me semble que cet instant accomplis toutes ces rencontres durant ma vie publique. L’aveugle né qui cherche la lumière depuis sa naissance, le paralytique depuis 38 ans qui n’osait pas faire le premier pas pour retrouver la santé, mon ami Lazare qui a espéré ma visite en vain et en est mort de tristesse, les saints innocents, enfants martyrs dont les corps déchirés témoignent d’une innocence bafouée. Il y a aussi les cœurs, les corps, les âmes possédées par l’esprit du mal… Chacune de ces vies portait une secrète souffrance, un désir d’accomplissement que malgré les paroles, malgré les miracles et les guérisons je ne réussissait pas vraiment à rejoindre. C’est maintenant, alors que j’entre dans ma propre souffrance, que je les rejoint vraiment. C’est maintenant l’heure ou je suis celui que le père a envoyé pour annoncer la bonne nouvelle. Je n’aime pas la douleur, ni la souffrance, bien plus je la hais d’une haine parfaite. Mais j’aime la ressentir, la vivre te toutes le fibres de mon corps, de toute les vibrations de mon âme, pour dire à ceux qui en crèvent dans la douleur, l’humiliation, la folie, la révolte, ou dans cet attrait pour le vide qui veut leur faire aimer la mort, … pour leur dire que je suis là, que malgré tout, que je suis présent, que je ne vais pas les lâcher. Oui père si cette coupe pouvait passer loin de moi… cependant j’adhère et je veux de tout mon être cette coupe si elle fait de moi l’épaule sur laquelle tous les pauvres de la terre peuvent s’appuyer pour ne pas sombrer dans l’absence et l’oubli. Je la veux si cela permet à chaque désespéré de croiser mon regard, alors qu’il se croit définitivement abandonné des siens. Je la veux si les humiliés en viendront à se reconnaitre comme mes sœurs et mes frères. Alors oui que ta volonté soit faite… de toute mon âme, de tout mon cœur de toute ma force.
Pierre mon frère prends patience envers toi même
O toi mon frère, qui a cru à mes paroles, qui a sué avec moi sur les chemins de la Galilée à Jérusalem. Te voilà bien meurtri. Ce n’est pas ton corps qui est meurtri c’est ton âme. Cette belle et grande âme que je reconnaitrait entre 1000. Elle est tombée au chant du coq, elle est tombée car elle s’était hissée trop haut et surtout trop trop tôt. Grand tu le sera, j’ai tellement mis d’espoirs en toi, j’ai tellement de projets pour toi… Pourtant tu gis maintenant dans la boue de ta trahison. Tu sais que je m’en doutait, et je te l’ai dit à l’avance pour que, en tombant, tu ne te perdre pas. Tomber pierre, n’est pas un problème. Cela t’arrivera encore et encore et plusieurs fois par jour. Là n’est pas le danger, car tout péché est comme du bois dans la fournaise de l’amour divin. Non le danger c’est que tu te condamne toi même en ne voulant pas accepter qui tu es actuellement. Tu voudrai déjà être le Pierre qui donne sa vie sur la croix, tu voudrai arriver déjà au royaume. Mais pierre, mon amour te rejoint jusques dans les méandres que prends ta vie. Elle est comme un diamant que l’on taille jour après jour pour que quand tout sera accomplit il brille de mille feux. Ou bien comme cette chenille qui mystérieusement devient papillon. Je ne te demande qu’une chose. Toi qui peine sur le chemin de la vie de disciple, qui te trouve pécheur, n’oublie pas la douceur. Apprends une chose de moi, je suis doux et humble de cœur, Même si tu croit avoir renié et trahis Dieu je ne vais pas te rejeter. Biens sur quand le mal est fait tu devra le réparer, t’en repentir, et comme je le fais aujourd’hui en prendre la douleur de plein fouet en pleine figure. Mais toi mon ami qui peine sur le chemin de l’église le jour vient, la nuit n’aura pas le dernier mot. Continue à marcher, sois patient et doux avec toi même, je compte sur toi pour être encore là lorsque le matin se lèvera
Prière pour l’humanité
Je te regarde, toi l’humanité aux générations sans cesse renouvelées. Depuis les premiers hommes, dans ce monde qui évolue, dans l’univers en expansion, dans la mystère de la nature ou les savants cherchent les traces de l’esprit créateur de mon Père. Je te regarde et je suis à la fois saisi d’effroi et plein de fierté devant tes progrès. Ce progrès dans chaque famille qui accueille un enfant, qui l’éduque, l’aime, dans chaque enfant qui voit sa capacité d’amour grandir jour après jour. Je te vois douter, de ma présence avec les philosophes des lumières, je te vois douter de toi devant les génocides devant les bombes sur l’Iran, sur gaza sur le Liban sur l’Ukraine, et sur toutes les terres violentées. Tu doutes de toi devant le changement climatique que tu as toi même produit devant les hordes de pauvres qui cherchent à survivre .. et pourtant comme j’aimerai que tu découvre que je suis là, dans chaque souffle, le souffle de celui qui meurt sous les bombes, comme le souffle de celui qui vole à son secours, et même dans celui qui appuie sur la gâchette. Du fond de son âme il se coupe de la vie. Et je suis là pourtant ! j’y souffre ! et j’y espère ! Si tu te voyais comme je te vois ! Si tu avais la foi, tu comprendrai combien ce monde est dans les douleurs d’un enfantement qui n’a pas fini de t’émerveiller. Je te regarde et je marche mon chemin de croix pour toi. Je suis cette humanité qui cherche, se trompe, revient, croit, vit, aime, se perd et se retrouve à nouveau. Je suis, celui qui te fais devenir. Je te regarde et je vois la gloire de mon père. Cette gloire qui est l’homme debout, l’homme vivant. Cette gloire qui est la soif de tout homme pour une vie d’amour et de joie
Toi l’humanité aux génération sans cesse renouvelées, tu es la perle dans le champ de Dieu. Et aujourd’hui il vend tout pour pouvoir te chérir.
Demain ce grand jour !
Père, c’est demain le grand jour. Maintenant je ne recule plus, il peut venir le baisé de la trahison, je sais que je vais marcher sur mon chemin de croix avec le feu de l’amour en moi. Chaque plaie, chaque insulte, chaque chute sera mon témoignage. J’ai bien sur toujours peur de la douleur, celle du corps et celle de l’âme, mais une joie incoercible à pris mon âme et c’est cette joie qui va me porter. Je le sais. Comme autrefois abraham et isaac marchaient ensemble portant le bois et le feu et le couteau ; je vais marcher mon chemin de croix, portant le bois de la croix sur mon dos, le feu de l’amour dans mon cœur, laissant le couteau à celui qui percera mon coté. Je sais que je vais crier, croyant que tu m’as abandonné, mais je sais que nous marcherons ensemble. Mon chemin de croix est mon chemin de foi, je sais que tu sera là. Je sais que je ne serai pas déçu… Je sais que ma mort ne sera pas ton dernier mot.
Désormais, je ne vois plus rien que cette croix qui unit le ciel et la terre. Cette croix qui fait d’une torture ignoble le signe de l’amour déraisonnable de Dieu. Cette croix dit une chose : Vous pouvez faire tout ce qui est possible de faire contre Dieu, Dieu, Lui, reste sans mot, sans défense, sans accusation. Les bras ouverts fixés par les clous pour que tu saches qu’il ne les refermera jamais. Voici la toute puissance de Dieu. Rien de ce que tu peux faire ne peut l’empêcher de t’aimer. Demain c’est le jour ou Dieu, une fois pour toute, persiste et signe son amour pour sa création, toutes ses créatures et pour toi.
Demain ce grand jour, ou l’amour est dévoilé, ou le voile sur le saint des saints se déchire et laisse paraitre qui est le vrai Dieu. Je suis venu allumer un feu sur la terre, et comme il me tarde que ce feu soit déjà allumé. Demain c’est le grand jour. Comme il me tarde d’y être enfin !
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