nous ne pouvons pas discerner la décision à travers les résultats rattachés aux circonstances. Quand on prend la décision il ne faut pas penser que la réussite du projet est une confirmation de la volonté de Dieu ou bien en cas d’échec de dire « le Seigneur ne le voulait pas ». Ce qui définit que c’était une bonne décision c’est le discernement et non pas les résultats. Si les motivations sont saines, la décision l’est aussi.
Une décision est bonne en fonction de ses motivations
La décision n’est pas dans les résultats mais dans les motivations. Le résultat de la décision ne définit pas si la décision en elle-même, si elle était bonne ou mauvaise. En effet le résultat dépend des circonstances, de la réaction d’autres personnes … et nous ne pouvons pas discerner la décision à travers les résultats rattachés aux circonstances. Quand on prend la décision il ne faut pas penser que la réussite du projet est une confirmation de la volonté de Dieu ou bien en cas d’échec de dire « le Seigneur ne le voulait pas ». Ce qui définit que c’était une bonne décision c’est le discernement et non pas les résultats. Si les motivations sont saines, la décision l’est aussi. Or, puisque nos motivations sont rarement tout à faitsaines le discernement sert à « filtrer » ces motivations au maximum. La décision sera saine si mes motivations le sont. Ce qui reste d’inconscient, ou bien de malignité dans mes motivations le Seigneur l’utilise pour mon propre bien. Le Père laisse pousser en nous le bon grain et l’ivraie. Ce qui compte c’est de donner par nos choix l’occasion au bon grain de pousser.
La décision est une naissance
Dieu a créé le monde du néant. Mais nous savons que notre comportement est une réaction. Quand je fais l’expérience de la parole créatrice qui me dit « vis » je recois une invitation a accueillir cette parole créatrice, ce « nouveau Nom » par lequel le Père m’appelle. En acceptant et en collaborant avec la grâce que j’y découvre je deviens participant de l’œuvre de Dieu. Saint Paul dit aux Colossiens : « Nous ne sommes plus esclaves de ce monde ». Or nous, nous sommes encore esclaves quelque part. Mais nous avons la capacité de poser des choix les plus ajustés possibles à l’acte créateur de Dieu. Notre décision est encore libre. C’est pourquoi dans chaque décision il y a potentiellement une nouvelle naissance. Dans chaque décision prise avec discernement, je réactualise la parole créatrice qui m’invite « sois, vis, deviens… ». L’homme crée le monde à nouveau par sa décision. Par exemple, à chaque fois que nous célébrons l’histoire de Jésus en célébrant l’eucharistie, elle se rend présente de nouveau. À chaque fois que je décide de vivre la parole de Dieu, je la mets dans le monde pour qu’elle naisse de nouveau. Ce n’est pas une décision « révolutionnaire » qui prétend tout raser pour faire du neuf… Comme si nous pouvions tourner la page pour commencer une quelque chose de nouveau. Nous ne sommes pas une feuille blanche, nous sommes des feuilles ou beaucoup de choses se sont écrites. Il ne m’est pas demandé de recréer le monde de nouveau, mais de donner une réponse de l’histoire de ma vie. Nous allons méditer avec Nicodème sur la « naissance d’en haut » qui est la nouvelle naissance c’est à dire la rencontre avec Dieu à nouveau. La nouvelle naissance est un nouveau regard sur le monde, sur les autres et sur moi-même.
Apprendre à discerner
c’est comme apprendre à danser Dans la retraite, il se peut que nous ayons oublié beaucoup de choses ou bien nous n’avons pas compris quelques-unes. Nous sommes comme celui qui apprend une danse, étape par étape.Dans la première étape nous avons appris le mouvement du repentir, le second mouvement c’est la décision. Nous apprenons les mouvements, mais nous ne dansons pas encore. Il y aura du temps aussi pour écouter la musique et se concentrer sur les mouvements. Un jour viendra ou nous allons danser sans effort. La retraite est comme cette danse. Nous nous entraînons sur les mouvements afin d’apprendre toute la danse.
